Dans le cadre de notre rubrique « Le tour de la ville », nous nous sommes intéressés aujourd’hui aux passages à niveau situés dans la ville de Thiès, un carrefour stratégique dont l’affluence en termes de trafic est particulièrement dense.

La problématique de la sécurité et de la fluidité du trafic dans cette cité du rail exige des solutions concrètes et durables. Parmi les passages à niveau les plus fréquentés, celui du marché Sham, qui relie directement la base militaire, l’hôpital Saint Jean de Dieu, et le service régional de l’élevage, représente un enjeu majeur. Malgré la délocalisation du marché au poisson en 2014 sous l’initiative du maire Talla Sylla, la nécessité d’un autopont se fait toujours sentir pour assurer la fluidité et la sécurité des usagers. En effet, les accidents ferroviaires, parfois mortels, illustrent l’urgence d’intervenir pour sécuriser ces points névralgiques. Le passage Ndame, face au siège du parti Rewmi, soulève également des préoccupations similaires. Ce passage dessert le marché central, un centre névralgique de l’activité économique locale. L’absence de feux tricolores depuis plus de six décennies aggrave la situation, rendant la circulation encore plus chaotique et dangereuse pour les piétons comme pour les véhicules. La mise en place de dispositifs de régulation reste une nécessité impérieuse pour éviter des drames. Autre point critique, le passage Fouki Bountou, situé au cœur de la ville, constitue une véritable porte d’entrée de Thiès, étant la route nationale reliant Saint Louis. La circulation y est intense, et la coexistence des usagers avec les trains constitue un vrai défi sécuritaire. Dans un contexte où la ville de Thiès connaît une croissance rapide, le besoin de modernisation de ses infrastructures routières devient urgent. Un petit reportage de notre confrère Ousseynou Masserigne Gueye rappelle que lors du projet des Chantiers de Thiès, l’ancien maire Idrissa Seck envisageait déjà la réalisation d’une route traversant les voies ferrées, avec la construction d’un échangeur, pour améliorer la connectivité de la ville. Malheureusement, avec l’arrêt de ces travaux, ce projet n’a pas vu le jour, laissant en suspens la problématique de la sécurité et de la mobilité. Aujourd’hui, face à l’urgence, il est crucial que la Société nationale des chemins de fer (CFS) œuvre pour la construction d’autoponts aux passages à niveau de Thiès. Ces infrastructures permettraient non seulement de protéger la vie des usagers, mais aussi de fluidifier le trafic, en évitant les arrêts intempestifs des trains et en réduisant considérablement le risque d’accidents mortels. Le maire Babacar Diop, en collaboration avec le gouverneur Saër Ndao, a récemment lancé l’installation de feux tricolores dans la cité du rail, marquant une avancée notable après soixante ans d’absence. Cependant, ces dispositifs de régulation ne suffisent pas. Il est temps que les responsables des chemins de fer, en partenariat avec les autorités locales et nationales, mettent en œuvre ces projets indispensables. La sécurité et la mobilité dans la ville de Thiès ne doivent plus dépendre de solutions provisoires, mais de démarches concrètes et ambitieuses, afin que la cité du rail retrouve son dynamisme sans compromettre la vie de ses habitants. En résumé, la construction d’autoponts aux passages à niveau de Thiès est une nécessité urgente pour garantir la sécurité, améliorer la fluidité du trafic et éviter que la ville ne devienne une capitale du chaos routier.

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La société nationale des chemins de fer doit agir rapidement pour transformer cette vision en réalité.

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