Le proviseur Cheikh Tidiane Keïta, s’exprime. Il est de plus en plus fréquent au Sénégal que des manifestations d'hystérie collectives touchent des établissements scolaires.

post Ces phénomènes d'hystérie que l'on impute à tort ou à raison à djiné Maïmouna, affectent pour l'essentiel les jeunes filles en proie à des évanouissements et/ou à des transes.
Ce phénomène a-t-il touché le lycée Taïba Ndiaye, dans l'IEF de Tivaouane, où suite à 2 cas de décès en l'espace de 12 jours, de folles rumeurs s'installent faisant état d'un génie qui tue les élèves.
C'est pour en savoir plus que notre rédaction a déplacé une équipe qui a eu un entretien avec Mr Cheikh Tidiane Kéita proviseur du lycée de Taïba Ndiaye. Pour éclairer les uns et les autres, il considère ce qui est distillé çà et là comme un récit imaginaire, de la pure affabulation. Il s'étonne qu'on veuille donner du poids à de simples rumeurs. Il n'y a aucune cause surnaturelle en rapport avec le décès des 2 élèves. Mais le quasi coïncidence de leurs décès a déclenché un fantasme primaire dans l'oubli des causes réelles de ces décès.
Sans polémiquer, il a tenu à souligner que tous ces décès ont un dénominateur commun: la maladie et le choix très discutable des familles de privilégier le recours aux marabouts guérisseurs qu'aux médecins pour leurs traitements. Et quand l'irréversible se produit suite à des options de traitement inapproprié mettant en évidence des négligences on ose évoquer l'action de forces surnaturelles maléfiques s'attaquant délibérément aux élèves. Or il n'y a ni génie, ni force mystérieuse qui rôdent au lycée sinon ma femme, mes enfants et moi serions les premières victimes. Nous vivons ici depuis 7 ans. J'appelle à plus de sérénité, de bon sens et de responsabilité pour une approche convenable des situations dans nos écoles.
Sur 1438 élèves, seules 4 filles souffrent de crises. C'est plus qu'un quartier, plus qu'un village. Et comme toutes les villes, tous les villages les quartiers et les familles, nos écoles n'échapperont ni aux maladies, ni aux décès...
Il est clair que plus de lucidité et moins de superstitions nous éviteraient de nous perdre en ragots aussi invraisemblables qu’irrationnels. Alors les troubles qui affectent les élèves ne sont ordinairement pour l'essentiel que les effets de l'épilepsie, de la drépanocytose, de l'hypoglycémie, voire de l'anémie sévère. De toute façon notre lycée ne connaît pas de cas d'hystéries collectives. Sur 1438 élèves souffrent de crises dont la survenue précède leur arrivée dans notre établissement.
Les gens doivent se concentrer sur leur travail et arrêter de dire des contrevérités. j'invite les médecins à faire plus de sensibilisation dans les écoles parce qu'il y a beaucoup de cas de crise qui sont dû à l'épilepsie entre autres. Donc il faut une bonne communication pour mettre fin à ces rumeurs », a-t-il souligné

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Il est de plus en plus fréquent au Sénégal que des manifestations d'hystérie collectives touchent des établissements scolaires.

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