À moins de cinq jours de la célébration de la Korité, le Marché central de Thiès affiche une activité intense et une disponibilité rassurante de légumes de grande consommation.

Concurrence et inquiétudes ont laissé place à une certaine sérénité, grâce à une meilleure gestion et une adéquation entre l’offre et la demande. Un micro-trottoir mené auprès des vendeurs témoigne d’une situation globalement maîtrisée. Les prix, relativement abordables, contribuent à la compétition économique du marché local : le sac d’oignon oscille entre 7 000 et 8 000 FCFA, tout comme celui de la pomme de terre. Ces prix accessibles à toutes les bourses permettent aux familles de préparer sereinement leurs festins pour cette fête de la Korité. Cependant, cette stabilité ne doit pas occulter les difficultés rencontrées par les producteurs, notamment dans la zone des Niayes. La colère exprimée récemment par certains d’entre eux se fait encore sentir. La situation semble désormais se stabiliser, mais les producteurs insistent sur la nécessité d’investir dans le maillage logistique pour préserver cette dynamique. Maman Awa Diallo, vendeuse de légumes au Marché central, souligne que malgré une conjoncture économique difficile, la filière continue de résister : « Nous faisons face à des défis, mais nous nous en sortons. Il est crucial que l’État du Sénégal investisse dans des infrastructures comme les chambres froides. Cela nous permettrait de stocker les produits localement et d’éviter la dépendance excessive aux importations, notamment en provenance du Maroc, en cas de rupture d’approvisionnement. » Ces filières, vecteurs essentiels de la souveraineté alimentaire du Sénégal, méritent un soutien renforcé pour garantir la stabilité des approvisionnements, notamment durant les périodes de forte demande comme la fête de la Korité.

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L’appel à une attention accrue de la part des autorités concerne également d’autres secteurs clés tels que l’agriculture et la pêche.

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