C’est le moment de nous rappeler les mots pertinents de l’inénarrable Samba Bâ, militant de la Génération du concret : Thiès en mal de Maire.

post Les thiessois revivent encore la situation instable du début des années 2000 qui avait obligé le Président de la République à placer l’Institution municipale sous délégation spéciale puisque Idrissa Seck avait fini de déléguer sa signature au sixième adjoint au maire, Diaw Lô, feu Nguirane Ndiaye gardant le lit. Plus tard, certains conseillers municipaux ont réclamé le retrait de la délégation de signature confiée à Yankhoba Diattara premier adjoint au maire. Les affrontements entre les affidés de Diattara et ceux de Ibrahima Bâ témoignent encore de la situation délétère qui plombait l’Institution municipale devenue un panier à crabes. Depuis toutes ces années, les thiessois vivent un calvaire infernal lié à l’insalubrité et à l’insécurité. Thiès est sale et le maire peine à ramasser les ordures ménagères.
Depuis l’avènement politique du charismatique Idrissa Seck, Thiès a porté plusieurs fois le deuil. Des innocents sont tués et abandonnés dans des endroits mal éclairés. Thiès est gouverné par la peur et le désarroi, pendant qu’Idrissa s’obstine à vouloir utiliser les populations pour assouvir ses ambitions personnelles.
L’arène politique ne manque pas de cadres compétitifs qui sont au chevet des populations. Abdoulaye Dièye, président de Siggi Jotna, est devenu une œuvre sociale ambulante, puisque les thiessois l’invitent à être le parrain de toutes les manifestations politiques, culturelles, scolaires, religieuses et sociales. Il accepte sans rechigner. Il s’est tellement illustré dans ces œuvres de solidarité citoyenne qu’il a finalement gagné loyalement le centre de vote Iba Caty Bâ lors des précédentes législatives.
Au moment où ses pions municipaux s’entretuent, Idrissa Seck se pavane ailleurs avec ses voitures bling bling très coûteuses, dans une arrogance et une suffisance exacerbées qui choquent et blessent les thiessois. Entre Idrissa Seck et les thiessois, tous les sépare. Lui est invisible, inaccessible aux populations meurtries par les incertitudes de la vie et la précarité endémique. Lui voyage à longueur d’année pour gérer son business florissant alors que ses sujets peinent à trouver un emploi décent ou un toit. Lui a plusieurs belles et somptueuses maisons alors que ses administrés sont sinistrés par les plus petites gouttes de pluie et envahis par des immondices. Lui vit dans un nirvana de lumière alors que les quartiers, les communes et les villages périphériques, baignent dans le noir et sont devenus le terreau des viols, agressions et assassinats.
Aujourd’hui encore, les populations de Thiès et du Sénégal se demandent toujours où sont passés l’essentiel de 46 milliards qui étaient dédiés aux « chantiers de Thiès ». Idrissa Seck était un marchand de sable que le vent citoyen qui souffle va balayer inexorablement.

Aissatou Sow la restauratrice de Dakar

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C’est le moment de nous rappeler les mots pertinents de l’inénarrable Samba Bâ, militant de la Génération du concret : Thiès en mal de Maire.

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