Face aux enjeux nationaux, la responsabilité républicaine doit primer sur les calculs partisans.
Le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par la majorité parlementaire ne peut être considéré comme un simple épisode de la vie politique nationale. Il pose une question fondamentale : au moment où le Sénégal engage un processus de redressement économique et financier, peut-on raisonnablement fragiliser les instruments nécessaires à la conduite de l'action publique sans proposer de véritables alternatives ?
Le Sénégal traverse une période décisive de son histoire. Notre pays a besoin de vérité, de courage politique, de rigueur dans la gestion publique et surtout d'une volonté collective de sortir des difficultés économiques et financières auxquelles il est confronté.
Dans ce contexte, une exigence s'impose : le contrôle parlementaire doit être rigoureux, mais il doit également être constructif. Exiger la transparence est un devoir démocratique. Mais transformer le désaccord politique en obstacle permanent à l'action publique serait une erreur lourde de conséquences pour les populations.
1\. LA TRANSPARENCE OUI, L'IMMOBILISME NON !
Les questions relatives au déficit budgétaire, à la dette, aux investissements publics et aux engagements de l'État méritent des réponses claires. Personne ne doit être au-dessus de l'obligation de rendre compte.
Mais la transparence ne doit pas devenir un argument de blocage. Le Sénégal a besoin d'institutions qui contrôlent, interpellent et proposent, mais qui gardent toujours à l'esprit l'intérêt supérieur de la Nation.
2\. LE REDRESSEMENT EXIGE DES DÉCISIONS COURAGEUSES !
On ne redresse pas un pays en entretenant les mêmes pratiques, ni en refusant les réajustements nécessaires. La rationalisation des dépenses, la réorientation des investissements et la maîtrise des engagements publics peuvent être difficiles, mais elles participent à la construction d'une gouvernance plus responsable.
Chaque franc public doit servir le Sénégal et les Sénégalais.
3\. LA VÉRITÉ SUR LA DETTE EST UN IMPÉRATIF NATIONAL
L'assainissement des finances publiques exige de la méthode, de la rigueur et du courage. Il faut établir les responsabilités, vérifier les engagements, traiter les créances avec équité et restaurer la crédibilité financière de l'État.
Le redressement ne doit pas être un slogan politique, mais une volonté concrète de transformation.
4\. LE PEUPLE DOIT RESTER AU CENTRE DE NOS PRIORITÉS !
La maîtrise des dépenses ne doit jamais faire oublier les réalités sociales. L'énergie, l'éducation, la santé, l'emploi des jeunes et la protection des ménages vulnérables doivent rester au cœur des politiques publiques.
Le véritable succès du redressement se mesurera à son impact sur les conditions de vie des Sénégalais.
5\. LA DÉMOCRATIE N'EST PAS UNE GUERRE DE POSITIONNEMENT !
Une majorité parlementaire a le droit de contrôler et de questionner. Une opposition a le droit de contester et de proposer. Mais aucune posture politique ne devrait prendre le dessus sur la responsabilité envers le peuple.
Le Sénégal n'a pas besoin d'une confrontation institutionnelle permanente. Il a besoin d'une majorité responsable, d'une opposition républicaine et d'institutions pleinement conscientes de leur mission.
NOTRE POSITION POLITIQUE EST CLAIRE ET ASSUMÉE
En tant que membre fondateur de KIIRAAY et fervent partisan du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, je réaffirme mon attachement à la vision de transformation et de souveraineté nationale portée par le Chef de l'État.
Notre soutien n'est ni circonstanciel ni opportuniste. Il repose sur une conviction politique : le Sénégal doit rompre avec les pratiques qui ont fragilisé ses institutions et ses finances publiques pour construire un modèle de gouvernance fondé sur la transparence, la justice, la souveraineté et la responsabilité.
Soutenir le Président Bassirou Diomaye Faye, c'est aussi accompagner les réformes nécessaires, défendre les orientations qui vont dans le sens de l'intérêt général et rester exigeant quant aux résultats attendus par les populations.
La fidélité politique ne doit jamais exclure la lucidité. Elle doit au contraire se traduire par la constance dans les convictions, la discipline dans l'engagement et la responsabilité dans l'action.
Nous ne devons pas confondre démocratie et obstruction, désaccord et opposition systématique, contrôle et paralysie.
Le Sénégal est au-dessus des ambitions personnelles. Le projet national est plus important que les intérêts partisans. Et l'avenir de nos enfants vaut infiniment plus que nos querelles politiques.
Aujourd'hui, le choix doit être clair : accompagner le redressement, exiger la transparence et défendre sans compromis l'intérêt supérieur de la Nation.
LE SÉNÉGAL DOIT AVANCER. LE REDRESSEMENT DOIT RÉUSSIR. LA SOUVERAINETÉ DOIT SE CONSTRUIRE.
DERRIÈRE LE PRÉSIDENT, POUR LE SÉNÉGAL, AVEC CONVICTION ET RESPONSABILITÉ
MASSAMBA DIOP Membre fondateur de KIIRAAY,Cadre Kiiraay, Coordonnateur de KIIRAAY Thiès Nord.
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Kaw Oumar Sarr