Le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, a appelé, samedi, à faire des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 un héritage durable pour l’Afrique et les générations futures,
affirmant que le continent est désormais au cœur de l’histoire olympique.
« Ce soir, l’Afrique n’est plus en marge des Jeux, elle en devient le cœur », a déclaré Mamadou Diagna Ndiaye lors de la cérémonie officielle d’ouverture des JOJ Dakar 2026.
« Pour la première fois de l’histoire, la flamme olympique brûle sur notre continent. Pour la première fois, la jeunesse du monde est hôte de l’Afrique », a-t-il souligné, souhaitant la bienvenue aux athlètes et aux délégations venus du monde entier.
Le président du CNOSS est revenu sur le processus ayant conduit à l’organisation de ces Jeux, depuis le choix de la candidature de Dakar à Buenos Aires, en 2018, jusqu’aux difficultés engendrées par la pandémie de Covid-19.
Il a salué la continuité de l’État, l’engagement du comité d’organisation et l’implication des autorités sénégalaises, notamment celle du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dans les derniers mois de préparation.
Mamadou Diagna Ndiaye a également rendu hommage aux femmes sénégalaises, représentées par les « 100 linguères des temps modernes » qui ont porté la flamme olympique à la place du Souvenir africain.
« Vous avez porté la mémoire de nos mères, la force de nos communautés et la promesse de nos filles. L’Afrique avance avec ses femmes. Ce soir, le monde le voit », a-t-il déclaré.
La flamme olympique, a-t-il rappelé, a parcouru les quatorze régions du Sénégal, rassemblant, autour de ce symbole, des champions et des anonymes, des jeunes et des personnes âgées.
Le président du CNOSS a, par ailleurs, salué la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, première femme et première Africaine à diriger cette institution, estimant que la tenue de ses premiers Jeux à Dakar revêt une portée symbolique particulière pour le continent.
S’adressant aux jeunes athlètes, il les a invités à faire des quinze jours de compétition un moment de fraternité, de respect et de rapprochement entre les peuples.
« Gagnez, perdez, recommencez, mais surtout osez, osez l’amitié », leur a-t-il lancé, estimant que le plus beau record de ces Jeux ne se mesurera ni en secondes ni en médailles, mais à l’aune de « l’unité » qu’ils auront contribué à faire naître.
Mamadou Diagna Ndiaye a également mis en avant les valeurs culturelles sénégalaises que sont le « Jom », associé à la dignité, le « Kersa », symbole de respect, et le « Ngor », qui renvoie au dépassement de soi.
Il a insisté sur la nécessité de faire des infrastructures mobilisées pour les JOJ un patrimoine utile aux populations, notamment aux élèves, aux étudiants et aux habitants des quartiers, après la fin des compétitions.
« Nous avons voulu des Jeux utiles, sobres et durables. Nous ne voulons pas laisser une charge, nous voulons laisser un héritage », a-t-il affirmé.
Pour le président du CNOSS, Dakar 2026 doit ainsi porter un message d’espoir à l’Afrique et à la jeunesse mondiale, appelée à prendre en main son avenir.
« Ce soir, nous n’allumons pas une flamme pour éclairer un stade, nous l’allumons pour éclairer une génération », a-t-il déclaré, invitant les jeunes à préserver cet esprit olympique et à le faire rayonner dans leurs pays respectifs.
Réaffirmant l’engagement du Sénégal à organiser des Jeux sûrs, joyeux et inoubliables, Mamadou Diagna Ndiaye a exprimé son ambition de voir Dakar 2026 devenir une référence dans l’histoire olympique.
« Nous ne voulons pas être une parenthèse, nous voulons être une référence », a-t-il conclu, avant de lancer : « Vive la jeunesse, vive le Sénégal, vive l’Afrique, vive l’Olympisme ! »
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Kaw Oumar Sarr