Ce dimanche 29 mars 2026, l’atmosphère du quartier Hersent à Thiès était chargée d’histoire et de perspective, avec la visite du colonel Adama Diop, ancien directeur de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).
Une rencontre organisée par la presse locale qui a permis de revenir sur le riche parcours de cette institution fondamentale pour le Sénégal, à l’approche du 4 avril, journée dédiée aux forces armées. Le colonel Adama Diop, figure emblématique de l’histoire militaire sénégalaise, a souligné l’importance de cette célébration nationale et le rôle de la presse dans la sensibilisation citoyenne. Lors de l’entretien, il a évoqué la symbolique du drapeau sénégalais, symboles d’unité nationale depuis son adoption le 10 novembre 1960, date à laquelle l’armée a été officiellement investie de la responsabilité de préserver la souveraineté du pays. Il a également retracé l’histoire de la DIRPA, créée en 1993 sous l’égide du Général Babacar Gaye, succédant au Service Presse, information et cinéma. Avec le concours de hauts gradés dont le colonel Wardiny, il a dirigé cette entité qui s’est équipée de technologies de pointe pour mieux servir l’armée et le pays. La ville de Thiès, bastion militaire, a notamment compté plus de 200 jeunes formés pour intégrer différents corps de l’armée, témoignant de l’attachement personnel du colonel Diop à sa ville. L’ancien chef de communication a exprimé sa fierté de voir la professionnalisation et la modernisation de l’armée sénégalaise, notamment sous la présidence de Macky Sall, qui, selon lui, a permis à l’armée sénégalaise de se hisser au sommet du continent africain, grâce à la création d’écoles spécialisées telles que celles des écoles de guerre, d’état-major, de formation des pilotes et des intendants. Il a rappelé que cette autonomie en matière de formation et la collaboration avec des officiers et soldats de la sous-région renforcent encore la crédibilité de nos forces. Pour illustrer cette réussite, il a cité plusieurs officiers africains formés par l’armée sénégalaise Yayah Jameh, le colonel Mamadi Doumbiyah de Guinée, ou le colonel Thiané du Tchad. Selon lui, cette participation active au sein des missions de maintien de paix valorise le rôle de l’armée dans la diplomatie et la cohésion régionale. Il a souligné que si l’engagement militaire constitue la colonne vertébrale de la souveraineté sénégalaise, il ne faut pas oublier la composante paramilitaire, comprenant forces de défense et de sécurité, notamment gendarmes et soldats réservistes prêts à être mobilisés lors de crises.
Il a rappelé que cette autonomie en matière de formation et la collaboration avec des officiers et soldats de la sous-région renforcent encore la crédibilité de nos forces.
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Kaw Oumar Sarr