Le vice-président de la fédération nationale des daaras et écoles arabes du Sénégal se prononce sur le fléau

Il a dit son indignation face aux difficultés que traversent les daaras du Sénégal.

« Je salue l’engagement des autorités sanitaires dans le combat contre le Covid-19. Mais là où nous avons eu un désaccord avec les autorités étatiques c’est par rapport à des décisions qui touchent notre secteur sans notre implication. Dans la commune de Thiès-Ouest, seuls près de 40 daaras ont été recensés et que les deux autres communes ne peuvent pas se partager les 460 daaras. Donc il faut savoir raison garder et ne pas avancer plus de 500 daaras ».

L’Imam dit être en phase avec l’Etat pour le renvoi des talibés chez leurs parents « même si la procédure ne nous enchante guère. Parce que dans toute opération, il faut des préavis et ici, les véritables acteurs ne sont pas impliqués dans le processus », a-t-il dit. Revenant sur certaines allégations qui font état de faux marabouts et de daaras fictifs à Thiès, il dit son accord sur ce fait non sans souligner que cependant, la communication qui a été faite sur ce sujet n’est pas bonne. « Certes, dans beaucoup de métiers il y a des faussaires et qu’au niveau de notre fédération, nous avions déclenché des processus pour mettre fin à tout ça ». Sur les cas communautaires « dont on dit que c’est un talibé, je signale que le talibé en question avait fugué depuis des jours. Et la communication qui a été fait en disant qu’ils ont fait deux fois des tests qui sont revenus négatifs et le confirmer au 3ème test, n’est ni plus ni moins qu’une préparation psychologique pour renvoyer les talibés chez eux », a-t-il fait savoir.

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Notre émission « A CŒUR OUVERT » a reçu le chargé de communication de l’Union des daaras, par ailleurs Imam de la mosquée « At Tagouwa » des Parcelles assainies de Thiès.

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