A la fin de 2018, 239 millions de personnes étaient connectées à l’Internet mobile en Afrique subsaharienne, soit une augmentation de 35 millions par rapport à l’année précédente.

post D’ici 2025, la moitié de la population d’Afrique subsaharienne aura souscrit aux services des opérateurs mobiles. A la fin de 2018, l’Afrique subsaharienne comptait 456 millions d’abonnés mobiles uniques, soit une augmentation de 20 millions par rapport à l’année précédente et un taux de pénétration de 44%. Environ 239 millions de personnes, soit 23% de la population, utilisent également l’Internet mobile de manière régulière. L’Afrique subsaharienne restera la région présentant le taux de croissance le plus élevé, avec un taux de croissance annuelle com- posé (TCAC) de 4,6% et 167 millions d’abonnés supplémentaires d’ici 2025. Ceci portera le nombre total d’abonnés à un peu plus de 600 mil- lions, soit environ la moitié de la population. Un marché colossale que GSMA, qui représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier, rassemble plus de 750 opérateurs et près de 400 entreprises de l’écosystème mobile au sens large, a étudié dans son rapport « L’Économie Mobile : Afrique subsaharienne 2019 » et dont Da- karTimes vous livre les conclusions.
Dans le cadre de dernière mise à jour de l’indice, l’Afrique subsaharienne a enregistré une légère amélioration de 2 points du score moyen en 2018, par rapport à l’année précédente, pour at- teindre 37,8. L’infrastructure et la dis- ponibilité du contenu et des services de support ont enregistré les plus fortes hausses, en raison d’investisse- ments importants dans l’extension des réseaux 3G et 4G et de la disponi- bilité croissante de contenus en ligne, pertinents au niveau local. Les réseaux à large bande mobile (3G et plus) cou- vrent désormais plus de 70% de la po- pulation, alors que l’année passée à témoigné les débuts des opérateurs de téléphonie mobile et des pousses technologiques ont déployé un certain nombre de services numériques dans un large éventail de secteurs, parmi lesquels le divertissement, le com- merce et les services financiers.
Relever les défis sociaux grâce aux données volumi- neuses de la téléphonie por- table (Mobile big data)
L’utilisation des réseaux de télépho- nie mobile produisent d’énormes quantités de données sur les lieux géo- graphiques des personnes, le compor- tement des appels et de la messagerie et d’autres activités en ligne. Ces « données volumineuses» de la télépho- nie mobile, lorsqu’elles sont agrégées, rendues anonymes et analysées, peu- vent fournir des informations pré- cieuses et exploitables, de par divers cas d’utilisation. Alors que la majorité des implémentations des données vo- lumineuses (big data) mobiles sont d’usage commercial, telles que la pu- blicité numérique, les projets de re- cherche et pilotes ont montré que la précision et la fréquence des données volumineuses/big data mobiles peu- vent également apporter une valeur ajoutée, quand on relève les défis en- vironnementaux, sociaux et de gou- vernance (ESG), pour s’attaquer aux problèmes liés au genre et suivre les épidémies, pour améliorer la planifi- cation urbaine et les interventions en cas de catastrophe.
L’application des données volumi- neuses/ big data mobile, et leur utili- sation à des fins sociales en est encore à ses débuts, en Afrique subsaha- rienne. Toutefois, l’impact potentiel est important compte tenu de l’adop- tion rapide des technologies mobiles et du manque de données pertinentes suffisantes pour prendre en charge des solutions efficaces et des informa- tions exploitables. La GSMA, par le biais du programme des données vo- lumineuses mobiles, pour le bien so- cial «Big Data for Social Good (BD4SG)», facilite la collaboration entre les parties prenantes de l’écosys- tème et fournit la sensibilisation eu égard le potentiel des données volu- mineuses mobiles (big data) pour aider les agences publiques et la com- munauté en développement à tirer parti des opportunités offertes par les des données volumineuses mobiles (big data).
En 2019, le nombre de connexions en 3G dépassera celui utilisant la 2G et, d’ici la fin de l’an- née, la 3G deviendra la principale technologie mobile utilisée en Afrique subsaharienne, avec un peu plus de 45% du nombre total de connexions. Le niveau d’adop- tion de la 3G a doublé ces deux dernières années, grâce à l’exten- sion de la couverture des réseaux 3G et à l’arrivée sur le marché de terminaux moins chers. L’initiative de KaiOS de mettre à disposition des «Smart Feature Phone», un for- mat de téléphone mobile tradi- tionnel disposant de fonctionnalités avancées pour l’utilisation d’applications et d’in- ternet, est soutenue par plusieurs des principaux opérateurs en Afrique subsaharienne et celle-ci devrait encourager l’adoption de « smartphones ». Dans la région, le nombre de connexions à l’aide de « smartphones » a atteint, en 2018, 302 millions. Ce chiffre devrait at- teindre près de 700 millions d’ici 2025, soit un taux d’adoption de 66 %.
Concernant l’adoption de la 4G, l’Afrique subsaharienne est en re- trait par rapport aux autres ré- gions. A la fin de 2018, la 4G représentait 7 % du nombre total de connexions, un niveau beau- coup plus bas que la moyenne mondiale de 44 %. Le coût élevé des appareils compatibles avec la 4G et les retards de l’attribution des fréquences 4G aux fournisseurs de services existants sur certains marchés sont parmi les facteurs qui ont ralenti l’adoption de la 4G. Toutefois, la situation a largement évolué depuis le lancement des premiers réseaux 4G sur le conti- nent. Au cours des douze derniers mois, de nouvelles assignations de fréquences 4G ont eu lieu dans plu- sieurs pays et une augmentation remarquable du niveau de déploie- ment des réseaux 4G a été consta- tée. Depuis le début de 2019, sept réseaux LTE ont été lancés dans la région, notamment au Ghana et au Burkina Faso. Le niveau d’adoption de la 4G devrait supplanter celui de la 2G en 2023 et atteindre 23 % des connexions d’ici 2025.
Le mobile contribue à la croissance économique et à la création d’emplois
En 2018, les technologies et les services mobiles ont généré 8,6% du PIB de l’Afrique subsaharienne, en créant une valeur économique ajou- tée de plus de 144 milliards de dol- lars. L’écosystème mobile représente également près de 3,5 millions d’emplois (directs et indi- rects) et a apporté une contribution substantielle au financement du secteur public, avec près de 15,6 milliards de dollars collectés par le biais des impôts. En 2023, la valeur créée par l’industrie mobile attein- dra près de 185 milliards de dollars (soit 9,1% du PIB). Cette contribu- tion économique est d’autant plus critique que les économies natio- nales bénéficient des améliorations de leur productivité permises par l’utilisation accrue des services mo- biles. En Afrique subsaharienne, l’écosystème du mobile joue égale- ment un rôle significatif dans l’éco- nomie informelle. Près de 1,2 million des 1,7 millions directement employés par cet écosystème du mobile, sont des employés infor- mels, travaillant dans la distribution et la vente au détail de services de la téléphonie portable.
Les plates-formes des services mo- biles causent des bouleversements de plus en plus significatifs dans les chaînes de valeurs traditionnelles, dans différents secteurs de la région. Ces plates-formes, principalement développées par un écosystème d’entreprises technologiques à croissance rapide (startups), visent à éliminer les inefficacités des mo- dèles commerciaux classiques, éten- dre la portée des services et offrir un plus grand choix à la clientèle.
Près de la moitié du total des comptes d’argent mo- bile au niveau mondial enre- gistrée en Afrique subsaharienne
L’Afrique subsaharienne demeure un terrain propice au développe- ment des services financiers mo- biles. La fin de 2018 fut marquée par
un nombre record de 395,7 millions de comptes d’argent mobile enregis- trés dans la région, ce qui représente près de la moitié du total des comptes d’argent mobile au niveau mondial. La région est désormais desservie par plus de 130 services fi- nanciers mobiles, dont beaucoup sont gérés par des opérateurs mo- biles, et par un réseau de plus de 1,4 million d’agents.
Comme la technologie mobile est au cœur du voyage numérique de l’Afrique subsaharienne, il est essen- tiel que les décideurs de la région mettent en œuvre des politiques et des pratiques optimales pour favori- ser la croissance durable du secteur mobile. Le spectre radioélectrique est sans doute le catalyseur le plus important. Une gestion efficace et effective de cette ressource vitale mais limitée est essentielle pour maximiser les opportunités, que la connectivité mobile peut apporter aux différentes communautés. Cela est d’autant plus important du fait que la région passe de la 2G aux technologies haut-débit des réseaux mobiles de nouvelles générations. Il a été prouvé que les vitesses élevées des services mobiles à haut débit et l’augmentation de la consommation de données mobiles génèrent des avantages économiques, mais elles exigent également de ressources en fréquences suffisantes pour pouvoir fonctionner efficacement et attirer les investissements nécessaires au développement des infrastructures de réseau.
En 2018, les technologies et les services mobiles ont généré 8,6 % du PIB en Afrique subsaharienne – une contribution en termes de valeur économique ajoutée à concurrence de 144.1 milliards de dollars. L’éco- système mobile a également fourni près de 3.5 millions d’emplois (di- rects et indirects) et a apporté une contribution substantielle au finan- cement du secteur public, avec près de 15.6 milliards de dollars, collectés par le biais des taxes et impôts. Aux environs de 2023, la contribution de l’industrie mobile atteindra près de
185 milliards dollars (9.1% du PIB), sachant que les pays continuent à bénéficier des améliorations en termes d’efficacité et de producti- vité, permises par l’utilisation accrue des services mobiles.
L’économie informelle représente une grande partie de l’écosystème mobile en Afrique subsaharienne : Près de 1.2 million des 1.7 millions directement employés près l’écosys- tème de la téléphonie mobile sont employés de manière informelle, voire dans la distribution et la vente au détail de services de la téléphonie mobile.
144 milliards de dollars américains à l’économie de l’Afrique subsaharienne en 2018
L’écosystème mobile a fourni 144 milliards de dollars américains à l’économie de l’Afrique subsaharienne en 2018, dont 39 milliards, constituaient une contribution directe. L’écosystème de la téléphonie mobile compte officiellement près de 500.000 emplois en Afrique subsaharienne, en plus d’un million deux cents mille emplois (1.2 million) qui font partie de l’écono- mie informelle et génère 1,8 million d’emplois supplémentaires dans d’au- tres secteurs de l’économie. En 2018, l’écosystème mobile a contribué pour près de 15,6 milliards de dollars au financement du secteur public par le biais des taxes payées par les consommateurs et les opérateurs.
A la fin de 2018, 239 millions de personnes étaient connectées à l’Internet mobile en Afrique subsaharienne, soit une augmentation de 35 millions par rapport à l’année précédente. Cependant, plus des trois quarts de la population restent hors ligne. L’indice de la connectivité mobile de la GSMA donne un aperçu sur l’évolution de l’adoption de l’inter- net mobile dans la région, sur la base de quatre principaux catalyseurs de l’inclusion numérique : le niveau de disponibilité des infra- structures, l’accessibilité des services et équipement, le niveau de compétence numérique des consommateurs et la disponibilité du contenu et des services pertinents pour ces derniers.

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A la fin de 2018, 239 millions de personnes étaient connectées à l’Internet mobile en Afrique subsaharienne, soit une augmentation de 35 millions par rapport à l’année précédente.

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